Incroyable et soudaine surmortalité des abeilles

Et pourtant en tant qu’ancien apiculteur amateur je sais que ces petites bêtes sont solides. Mais là l’information ne passe pas inaperçu, d’autant plus que la crise semble être mondiale.
Régulièrement différents insecticides sont pointés du doigt on se souvient de quelques anciennes luttes : gaucho, régent… Toutefois cette année l’ampleur semble tel qu’un seul facteur ne peut être la cause de cette surmortalité. On parle insecticides, produits chimiques, ogm, pollutions, réchauffements, maladies, parasites et même « ondes ». Quelques témoignages et explications et un petit film d’une vingtaine de minutes…
Je commencerai par reprendre un témoignage français récent : « J’habite le petit bourg de Rions (Gironde) depuis plus de trente ans et je n’ai jamais vu une chose pareille. Mon garage, qui donne sur le village, est chaque soir depuis le 9 août envahi d’abeilles qui mettent des heures à mourir. A ce jour je les estime à 9.000. Au petit matin, elles sont toutes recroquevillées au sol, certaines agonisant encore après une nuit entière », raconte cette habitante qui souhaite garder l’anonymat.

Théoriquement c’est en ce moment même (et depuis quelques jours) que l’on « récolte » le miel
bon l’année a été pourri mais cela n’explique pas tout
Théoriquement ces abeilles qui vont se réfugier dans des garages sont complètement perdus. Normalement le soir elles devraient rejoindre leurs ruches et là c’est comme si elles étaient désorientés et ne retrouvaient pas leurs ruches…
A ce point là c’est du jamais vu, surtout en cette période de l’année où les abeilles sont plutot vigoureuses (c’est pas le moment de se faire piquer.

Mais cela ne s’arrete pas là :  » M. Panella est président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens. Ses interlocuteurs lui décrivent le même étrange phénomène. Les ruches, qui débordaient d’abeilles au sortir de l’hiver, se sont brutalement vidées. Personne n’y comprend rien.
M. Panella fonce jusqu’à l’un de ses ruchers, près du fleuve Ticino, dans la région de Milan. Là aussi, les butineuses se sont volatilisées. « Elles étaient les plus populeuses de toutes ! s’exclame-t-il, encore secoué d’émotion. En trente ans de métier, je n’avais jamais vu ça. » Pendant deux heures, il tourne en rond, passe en revue toutes les explications rationnelles, mais rien ne colle. « Je me suis assis, j’ai fumé une cigarette, et je me suis dit : « Quel con ! » C’est la même chose que chez les autres ! Je ne pouvais pas croire que ça m’arriverait à moi. »

Aux USA aussi : Les apiculteurs américains sont très inquiets. Depuis le mois d’octobre, dans 22 Etats, des éleveurs ont constaté que les effectifs de leurs ruches chutaient brusquement. En moyenne, dans ces colonies touchées, plus de 30% des abeilles meurent.
Aux Etats-Unis, durement touchés par la maladie des abeilles, certains états ayant vu disparaitre 80% de leur population, on a estimé à 15 milliards de dollars la production agricole dépendant de leur pollinisation.
Mais on pourrait aussi parler de Taiwan, de toute l’Europe (où on pointe du doigt les OGM en Allemagne par exemple) , bref un problème mondial et qui inquiète de plus en plus de monde…

Curieux hasard mais pas vraiment : Après avoir analysé plus de 40 ans de données sur les oiseaux, la National Audubon Society conclut que la population d’une vingtaine d’espèces parmi les plus communes aux Etats-Unis a décliné de plus de 50% depuis 1967… L’abeille ne semble pas être la seule à disparaitre…

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