Voter utile : cette “utilité” peut-elle exister ? 16


Je me suis permis de reprendre ici un article qui n’est pas de moi, mais de http://activart.com/intelliblug/ , je l’aime beaucoup et retrouve bien les arguments que je peux donner concernant le vote utile…
Hier soir Cecile Duflot est venu à Limoges, elle a visité le salon des eco citoyens pendant une petite heure avant de participer à un petit meeting du côté de Beaubreuil à Limoges… J’y reviendrai prochainement (en complément d’un article du Politic Show où elle a été manger avec Nicolas Voisin)
Et pour ma part, je voterai Dominique Voynet candidate des verts

Mais quel est donc ce “vote utile” dont il est si souvent question ?

Imagine-t-on de “voter inutile” ?

Alors, peut-être, inutile de voter ?

Voter pour désigner la personne ou le programme que l’on souhaite défendre est faire entendre sa voix sur une attitude, un certain positionnement, une forme générale (dont j’espère qu’elle ne se limite pas à la qualité du costume) si le vote s’établit en faveur de la personne, ou un “modèle de société” si l’on vote sur le programme.

Si l’on pense que “l’utilité” du vote ne peut exister qu’en fonction d’une probabilité très forte que la personne parvienne à la magistrature deux cas de figure se présentent.

Le premier sera que cette personne présente ce que l’on considère comme “le meilleur”, un meilleur que l’on tient à soutenir et qui a d’excellentes chances de recueillir un maximum de suffrages.

La question du “vote utile” ne se pose pas : “mon” candidat est le meilleur et sera probablement élu avec le meilleur programme, celui que je souhaite voir appliqué.

Le second suppose que “mon” candidat nous fait d’excellentes propositions mais a peu de chances (ou aucune) d’être élu : puis-je en conclure que je dois choisir un autre candidat disposant d’un programme moins satisfaisant mais qui recueillera plus de suffrages, ou est supposé en recueillir plus ?

A ce point il y a un pari, que l’on établira le plus généralement sur la base de sondages qui sont supposés nous indiquer les candidats “les mieux placés” dans la compétition mais que l’on a vus être pris en défaut de façon parfois assez cinglante.

Ce pronostic d’une grande incertitude minimise d’emblée la validité de notre choix : elle est même potentiellement nulle !

Si les sondages nous donnent en tête 2 candidats séparés par un faible écart, il n’est pas impossible qu’un troisième se substitue à l’un de ces deux là sans que nous sachions lequel ni qui le remplacera, nous l’avons déjà vu, et notre “vote utile” peut avoir porté sur le candidat éliminé de la course, avec une utilité finalement nulle.

Et rien ne permet de le prévoir, autrement dit de chiffrer la probabilité que cela se produise.

La probabilité que “l’utilité” du “vote utile” soit réelle est donc totalement indéterminée : dans ce cas le “vote utile” n’existe pas, ne peut pas exister !

Si l’on choisit au nom de “l’utilité” un candidat qui n’a pas notre préférence première c’est par définition qu’il présente moins de points positifs que celui que l’on serait tenté de promouvoir.

On pratiquera donc un repli par rapport à ses préférences, à ses souhaits, à ses espérances qui, il ne faut pas l’oublier, ne doivent pas être considérées comme anodines : c’est de la vie de notre société, de ses équilibres ou déséquilibres qu’il s’agit ici, c’est pour améliorer le fonctionnement de notre société que nous allons voter.

Ce repli sera donc une concession consentie dans le cadre d’une incertitude forte, on pourra estimer que cette concession sera bénigne si le candidat pour lequel on opte au nom de “l’utilité” propose un programme très proche de celui de notre candidat préféré : le dommage ne sera alors pas très grand, il existera pourtant.

Mais plus les programmes entre le candidat préféré et le candidat de repli seront différents plus le dommage provoqué par ce choix risquera d’être grave : le modèle de société du candidat de repli ne nous conviendra peut-être que très moyennement ou en fin de compte pas du tout.

Moyennement ou pas du tout cela signifie que, si notre candidat de repli est élu, soit un grand nombre de ses électeurs seront d’accord avec son modèle, soit de nombreux électeurs auront choisi ce candidat comme solution de repli, en considérant son modèle comme de piètre qualité.

Un modèle qui sera appliqué sur un quiproquo gravissime : tout le monde aura lieu de penser que l’élection aura permis de déterminer quel était le modèle de société le plus largement souhaité et approuvé.

Ce modèle sera mis en oeuvre avec assez peu de chance qu’il puisse être balayé bientôt, si l’on tient compte de l’assez grande inertie des institutions et de la périodicité du vote, à 5 ans pour une présidentielle.

En souhaitant “voter utile” un certain nombre d’électeurs auront donc abdiqué sur une probabilité impossible à chiffrer, sur un pari très incertain et n’auront en fin de compte pas transmis le message que le vote eût dû porter : nous sommes telle proportion de la société à vouloir CE modèle et non un autre.

Si ce comportement se répète à l’échéance suivante le modèle que certains souhaitent et qui est porté par un candidat minoritaire n’a aucune chance d’être appliqué un jour car au nom de “l’utilité” on ne lui accordera jamais sa voix, le message ne sera jamais transmis et le modèle souhaité ne sera jamais pris sérieusement en considération !

Tenons compte maintenant de la différence entre les différentes propositions, les différents modèles soumis au vote : plus la différence entre le modèle préféré de chacun et celui du candidat de repli sera grande plus il faudra d’efforts pour promouvoir le modèle du candidat préféré, car l’on partira de la supposition que le modèle proposé par notre candidat préféré et donné comme très minoritaire par les sondage est assez éloigné du modèle de société en cours avant l’élection.

C’est la raison pour laquelle notre candidat est minoritaire, précisément.

Nous venons donc de voir que notre “vote utile” ne transmettra pas le message de notre préférence réelle, mais que cette préférence réelle mériterait pourtant d’être affirmée avec une grande force car elle exigerait probablement, pour être mise en oeuvre, un certain nombre de changements dans nos habitudes, changements qui seraient peut-être envisagés comme des “efforts” supplémentaires par ceux qui ne souhaiteraient pas ce modèle.

Des changements qui cristalliseront donc de nombreuses résistances probablement difficiles à vaincre.

Car si notre modèle préféré ne comportait aux yeux de tous que des avantages évidents peut-être aurait-il la faveur de tous ou du plus grand nombre et alors la question du “vote utile” ne se poserait pas !

Dans quel cas notre “modèle préféré”, présenté par un candidat régulièrement donné comme “minoritaire” par les sondages, aurait-il une chance d’être mis en oeuvre si le “vote utile” se pratique de façon systématique par de nombreux électeurs, à chaque élection ?

La réponse est claire : jamais !

Il devient dès lors d’une inutilité totale de se demander si l’on préfère un modèle à un autre et l’on pourrait probablement démontrer qu’un choix électoral basé sur un lancer de dés en retenant les 2 ou 3 candidats présentés par les sondages comme les mieux placés pourrait suffire.

Ce n’est pas ainsi que je m’imagine la démocratie !

Et pour ma part, en accord avec ce présent texte, moi Florent alias Metallah, je voterai Dominique Voynet candidate des verts


16 commentaires sur “Voter utile : cette “utilité” peut-elle exister ?

  • jcm

    Bonjour, Metallah,

    Juste pour la bonne conformité des choses, étant l’auteur du texte, je dois signaler que la dernière phrase ne m’appartient pas (option de vote Voynet).

    Ce qui ne signifie en rien que je serais pas susceptible de voter Voynet, puisque je la place en vis à vis avec Bové du point de vue de faire passer le message qu’un changement net de société, de modèle social et économique, est indispensable (voir aussi carnetsdenuit.typepad.com… – Imaginons la France d’après (2) – un commentaire sur Carnets de nuit).

  • metallah

    merci pour la précision j’ai remis en forme différement la fin (j’avais mis un plus grand espace mais ça pouvait porter à confusion)

  • Noun

    Mes remarques :

    Au niveau du "pronostic" ce texte fait une erreur, à savoir n’analyser le phénomène qu’au travers des "candidats les mieux placés", qui seraient uniquement identifiables aux travers des sondages, dont chacun sait la grossière approximation.
    En fait une autre facette de la réalité -beaucoup plus fiable celle là- est qu’il est très facile de déterminer les "candidats les moins bien placés" en analysant les scores électoraux des différents partis et leur évolution sur les 25 dernières annés.
    Et les Verts font incontestablement parti des formations politiques les plus mal placées (= aucune chance d’être au 2nd tour) dans cette élection présidentielle.
    Il est étonnant de prétexter l’incompétence des enquête de sondage pour éluder cette évidence.
    Le" vote utile" pour beaucoup de gens, avant de voter pour un "candidat bien placé", c’est d’éviter de voter pour un "candidat mal placé". Ce qui est bien plus facile à identifier.

    Belle expression que celle de "candidat de repli". Je pense qu’elle n’est à pas trop considérée péjorativement, car ce serait oublier que la plupart des gens ont à voter au cours d’une présidentielle pour un candidat de repli.
    Ca s’appelle "habituellement", le "second tour"…
    La différence cette année -et en lien direct avec l’expérience de 2002- c’est d’imaginer influer dès le 1er tour pour tenter de construire -de manière réaliste- le second tour.
    Puisqu’avant 2002, les électeurs pensaient (ou n’y pensaient pas plutôt) que le second tour était fatalement constitué de l’affrontement des 2 plus grosses pointures de la droite et de la gauche.
    Depuis 2002 ils savent clairement qu’il y a un lien de causalité entre les votes du 1er tour et ceux du second : ils connaissent leur part de responsabilité.

    Biensûr la solution n’est pas idéale en cela qu’elle ne facilite pas la tâche aux petites formations.
    Concernant les Verts, leur électorat est de gauche, en quoi cela serait-il inutile pour des électeurs de gauche de vouloir pesr de leur voix pour avoir quelques chance d’élir un président de gauche plutôt que de faire du militantisme présidentiel plus forcené mais finalement un peu vain ?

    Et si l’inutilité c’était la stratégie des Verts qui ont choisi de se lancer dans cette présidentielle malgré les grands risques pris pour leur parti, et qui n’en valaient pas forcément la peine ?

  • metallah

    Et négocier pour avoir de la merde ? non merci… Si le PS compte faire ce que l’UMP a fait en 5 ans, c’est à dire du parti unique en ayant les oreilles bouchés, ce serait sans les Verts (et certaines majorités locales seront beaucoup plus instables) … De plus c’est toujours la meme chose et je vais me repeter : mais jusqu’à quand ? Est ce qu’on croit que c’est ainsi qu’on va faire baisser le score du FN… On nous fait le coup à chaque fois… De plus l’histoire politique bouge de tout temps : je rappele tout de même que la SFIO était anéanti quand le PCF a été crée, et pourtant ils ont rebondi… d’autres exemples ne manquent pas… de plus je considère que c’est une très mauvaise tactique de la part du PS car plutot que de se concentrer sur une programme de gauche (et faire le nécessaire pour que la gauche et ses composantes gagnent : c’est ce qu’on a fait en 97…) , ils apparaissent faibles… Si les Verts ont choisi cette stratégie c’est bien parce que le PS n’a pas souhaité aller vers une possibilité de victoires tous ensemble… Le mieux aurait été que les Verts ne se présentent pas, sans pour autant appeler à voter PS, c’est sur c’est moins risqué…

  • Noun

    Moi aussi je vais me répéter, mais le PS compte introduire par exemple une dose de proportionnelle aux législatives ce qui est quand même à mon avis bien plus supposer aider les Verts et leur mouvement qu’un score de 6% au lieu de 2, avec Sarkozy président…

    De plus question en appartée pour ma culture personnelle : qu’en est-il de cette histoire soulevée il y a quelques temps par le Canard Enchainé faisant état du PS ayant fait un prêt aux Verts pour rattraper des finances plutôt difficiles après 2002 ?
    Prêt qui serait toujours non remboursé ?

  • metallah

    que cela soit PS, UDF, Bové… la dose de proportionnelle elle ne vient pas pour les prochaines législatives mais pour celle d’après 😉 , constitutionnellement et légalement parlant on ne peut pas changer les règles comme ça, juste avant les législatives… Concernant le Canard Enchaine il y a eu démenti ou plutot précision : c’est le PS qui doit du fric aux Verts, il n’y a pas eu pret (d’ailleurs il est faux de dire que les finances étaient difficiles), mais plutot comme dans tout accord législatif partage des “gains” sur des circonscriptions, cela veut donc dire que le PS (qui en a remboursé une partie : d’où ce supposé pret) doit encore du fric aux Verts… http://limousin.lesverts.fr/article.php3?id_article=249

  • Metallah

    je reprendrai un commentaire lu sur le blog de Dominique Voynet : un des gros problèmes avec les appels au "vote utile", c’est que la veille de l’élection, on vous dit (traduction approximative) :"même si vous êtes très proches des idées des Verts (ou de celles des autres "petits"), votez quand même Royal dès le 1er tour", et que le lendemain de l’élection, on entendra les socialistes dire "voyez le score des Verts (et des autres "petits") : leurs idées ne pèsent pas très lourds et les électeurs ont compris que Royal porte à elle seule les idées de l’écologie (et autres "petits") !!". En un mot, ils nous prennent franchement pour des ânes, et je n’apprécie que modérément.

  • So-Ann

    ça Mettalah, c’est sûr que prendre les gens pour des ânes c’est difficile à apprécier, mais pour rebondir: beaucoup risquent d’être pris pour des ânes ensuite, notamment avec la grande drageuse du centre!:-)

  • Noun

    Merci pour la précision sur la supposée "dette".
    Concernant la proportionnelle, si Sarkozy est élu la question "pour quelles législatives" ne se posera même plus…Bref…
    😉

    Quoi qu’il en soit je ne suis pas sûr que stratégiquement les Verts n’auraient pas été gagnant à suivre l’exemple de Chevènement…Bref bis…

    Le vrai problème en fait c’est d’expliquer à l’électeur en quoi voter Vert est concrètement important.
    Je ne lis d’ailleurs nulle part et même pas ici malgré des lignes et des lignes sur le sujet…
    En quoi des Verts à 6% au présidentielles fera réellement et concrètement plus avancer la cause écologique en France que des Verts à 2% (surtout si Sarkozy devient président) ?

    Bref plutôt que de débiner l’appel au vote utile PS, dont l’utilité est facile à suivre (avoir une chance de faire gagner la gauche face à la droite), répondez à cette question : en quoi très concrètement le vote Vert est (plus) utile ?
    Sachant qu’un vote Vert de présidentielle boosté au stéroïdes ça sera pas plus de 6%…
    Bref, voter Vert ok…mais pour quoi faire ?

  • metallah

    à propos de ton bis il faut tout de même savoir que les enchères étaient montrés assez haut concernant les circonscriptions (mais aussi le programme : car tout n’est pas que question d’élus) , et peu à peu suite à l’intervention de Nicolas Hulot (mais également suite à de nombreux problèmes internes au sein du PS) les enchères ont dégringolés, à un point tout à fait inadmissible… concernant ta dernière question je vais y répondre au cours des dizaines de jour qui nous restent, tout en répondant également à la question : pourquoi Dominique Voynet et pas Royal, Bové (…) Je crois tout de même que j’ai donné une réponse au sein des commentaires : il y a des élus verts ça et là en France (je pense notamment aux conseillers régionaux), à différents endroits… à 2% et malgré tout le travail qu’ils font ils seront à nouveau ignoré, à 6% et plus ils seront un peu plus écoutés…

  • Noun

    Je ne trouve pas ta réponse ni très concrète ni très percutante.
    Enfin à mon avis pas assez pour peser réellement dans la balance d’un électeur de présidentielle, comparativement à tous les paramètres qui rentrent en jeu…
    🙁

  • metallah

    fichtre tu réponds vite , tiens un autre commentaire lu ailleurs : http://www.eco-echos.com/dotclear/index.php?2007/04/04/184-une-croissance-ecologique-est-elle-possible-discussion-avec-anne-bringault-et-claude-allegre-sur-france-bleu#co Bonjour Isabelle, Je viens de voir les réponses de S. Royalà vos questions, et en particulier la 21. CE qui est “drôle”, c’est que la même S. Royal a adressé un courrier aux élus de notre coin au sujet d’un projet d’autoroute qui vient d’être ressorti des cartons par Perben qu’elle est “absolument convaincue de la nécessité de réaliser cette autoroute”… Alors que croire ? Ne dit-on pas que les promesse n’engagent que ceux et celles qui les croient ? En plus je dois vous dire que vu le lobbying intense de nombre d’élus PS chez nous en faveur de l’autoroute je suis intimement persuadé qu’en cas d’élection Mme Royal ne manquera pas de nous expliquer que le moratoire oui, mais après, quand on aura réalisé les 2900 km décidés par les gouvernements précédents. Très honnêtement entre nous, je suis très inquiet de la manière dont Mme Royal se conduit et prend position. J’ai très bettement l’impression qu’elle brosse dans le sens du poil celui qui l’interroge. Vous êtes pour les autoroute, elle est pour. Vous êtes contre, elle est contre… Ca m’ennuie vraiment beaucoup car je ne me fais strictement aucune illusion sur Bayrou (Sarkozy je n’en parle même pas), qui dans le genre est d’une démagogie à topute épreuve… Alors oui au premier tour je voterai Voynet sans hésiter. Mais je suis intimement persuadé que si les Verts ne dépassent pas 1 à 2%, toutes les belles promesse s’envoleront. Et quant aux législatives, tant qu’il n’y aura pas de proportionnelle rien ne sera possible, car les accords se feront sur la base des résultats du premier tour des présidentielles. Franck

  • metallah

    Mais je ferai le nécessaire pour montrer que le vote utile pour la gauche et l’écologie est bien de voter pour le meilleur parti et la meilleure candidate à gauche et de l’écologie… 😉

  • Marc

    Le raisonnement est intéressant, mais il oublie que le mode d’élection va créer, de facto, la notion de vote utile chez l’électeur.
    Voter à la présidentielle, de manière "utile" est une chose, ce la ne veut pas dire que l’électeur votera pour le même parti aux législatives.
    On ne choisit qu’un(e) président(e), et si la plupart des électeurs ont une préférence, ils savent aussi qui ils ne veulent pas comme chef d’état.
    Le système français pour les présidentielles, et le partitionnement politique de notre pays, oblige chaque citoyen à prendre en compte les deux facettes :
    – qui je veux comme président(e)
    – qui ne doit pas être élu
    Votre théorie est très belle, mais les résultats de l’élection précédente montrent que voter utile n’aurait pas été inutile.
    Une certitude que vous partagerez peut-être : D. Voynet ne sera pas présidente (dommage mais c’est comme ça). Alors vous choisissez qui entre Bayrou, Sarko et Le Pen (puisque c’est trop difficile de voter Royal semble-t-il) ?
    Je ne joue pas avec la peur, j’ai peur vraiment : de Le Pen et de Sarko.
    Les Verts ont raison de voter pour leurs idées, mais avanceront-elles d’un iota avec un Bonaparte ou un Pétain aux commandes ?
    Il faut voter massivement pour les Verts aux législatives, mais pour les présidentielles, le vote utile est légitime.
    Les résultats du premier tour permettront à chacun de réfléchir à nouveau sur la question.

  • metallah

    je le dis et redis : ça y est on y est : on fait quoi si Sarko passe quand meme ? le vote utile aura t’il eu une utilité ? (surtout sachant que Bayrou aurait eu plus de chance 😉 )

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