Le labyrinthe de pan

Guillermo Del Toro nous montre une fois de plus que l’Espagne est productif en cinéma fantastique. Mélant habilement réalité historique (espagne franquiste) et « songes » voilà donc une faible empruntant ça et là quelques références pour nous offrir une sorte d’Alice aux pays des merveilles glauque mais poétique. Un conte de fées avec des fées mais aussi d’autres espèces féériques.

Guillermo Del Toro est le réalisateur de « Hellboy » ou « Blade 2 » mais aussi des coups de maître plus personnels comme « L’échine du diable » ou « Cronos ». On peut d’ailleurs noter que l’échine du diable reprenait comme le présent film l’époque hautement historique. On aurait pu appeler ce film Alice aux pays des horreurs et il est à noter que les niveaux de lecture sont multiples. Tout comme les références. D’ailleurs on peut certainement en trouver plein d’autres mais vous chercherez déjà celle lié à Alice aux pays des merveilles…
Alors que la réalité qui entoure Ofélia devient de plus en plus douloureuse, un monde féérique et étrange, mais pas forcément très enfantin et coloré, s’ouvre à elle. Elle doit passer des épreuves et grandir… Je pense d’ailleurs qu’il y a un parallèle à faire entre son personnage de petite fille, et le personnage de la « bonne » (ce qu’elles vivent toutes les deux sont à lire en parallèle) : ne sont elles pas symboliquement en réalité la meme personne ? Et ne voit on pas Ofélia symboliquement grandir…
On peut donc en faire de très nombreuses lectures, à vous de les faire dans ce film que je vous conseille !

Une réponse sur “Le labyrinthe de pan”

  1. Del Toro est mexicain et non espagnol.
    Le film est mexicain, espagnol et américain.

    Ce film est sympathique et bien réalisé et Sergi Lopez y est magistral dans le rôle d’un méchant très méchant.
    On peut quand même se demander où veut en venir Del Toro avec ce conte pour enfant parfois gore et pourtant également un peu naïf et vraiment très (trop) manichéen.
    Ni vraiment pour les enfants, ni vraiment pour les adultes….Mais pour qui ?
    Et pour quoi d’ailleurs ?

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