L’écologie tout simplement

Je continue, au risque de devenir lourd pour certains 😉 , mon tour de l’écologie. En effet pour mieux unir les écologistes, mais aussi faire venir plus de gens vers l’écologie, nous devons encore définir ce qu’est l’écologie. Et mine de rien c’est un sujet complexe. Est ce que cela s’arrete à la protection de l’environnement ? Est ce qu’une des pistes ne serait pas l’anti productivisme et sa définition ? Quel place pour le capitalisme et l’anti capitalisme ? Et le libéralisme dans tout ça ? Les débats et réflexions vont être nombreux je pense…

Il y a quelques temps déjà je vous avais proposé quelques sujets pour définir l’écologie politique. Notamment l’écologie politique expliqué et vécu concrètement par les Verts. Ainsi qu’un article lié à la vision de Alain Lipietz, surtout sur les aspects économiques de l’écologie politique.

Les écologistes, depuis que Hulot s’est lancé plus médiatiquement dans la bataille, bougent dans tout les sens. Congrès de l’Epinay de l’écologie par ci, congrès des Verts par là… Quelquechose se passe, on ne sait pas encore trop quoi… Et chacun s’accuse encore malheureusement d’être le petit vilain canard qui ne veut pas l’union… Soit mais il faudrait peut etre également penser à définir cette écologie et voir si nous pouvons travailler ensemble et qui, entre petits « groupes » écolos tout d’abord avant de se rencontrer ensuite plus largement ?

Une reflexion, suite à un petit débat qui continue d’avoir lieu, vient de se poser à moi d’une manière très simple :
L’écologie c’est : l’interraction entre les êtres et leurs environnements. Environnement dont ils font parti et qui peut etre composé d’éléments naturels ou d’éléments artificiels (« conçus » par les êtres le composant)
De là c’est également les actions et les réactions, les actions et leurs conséquences. Les causes et les conséquences…
L’écologie politique serait alors la volonté d’analyser ces « actions-réactions » pour que les êtres et l’environnement puissent coexister, tout cela dans une approche humaine (il ne s’agit pas de s’occuper de la nature, mais de nous même). Et donc à travers ces analyses trouver des solutions écologistes !
Non pas des solutions de protection de l’environnement façon mise en bocal, mais une approche complexe des interactions complexes. Et cela allant au delà de l’ordre naturel des choses…

Allons plus loin, et si nous parlions anti productivisme :
Ce que nous produisons : quantité, qualité, utilité…
La façon dont nous le produisons : cycle de vie des produits (ressources, façon de produire… fin de vie du « produit »)
Parlons alors plutôt peut être de « richesse » : car nous produisons du matériel, mais aussi de l’immatériel… et du côté de l’immatériel les choses sont complexes : les relations, les sentiments, entre les humains sont finalement de l’immatériel…
J’espère que je ne vous perds pas car la reflexion part finalement vers quelquechose de spirituelle ou du moins philosophique…
Car si on reprend cela voudrait dire qu’il faut s’interesser à la fois à ce que nous produisons et au comment nous le produisons, et que cela peut être de l’immatériel : même la naissance d’un conflit entre deux êtres (mais aussi entre des nations) peut être vu de manière « écologiste »… Qualité de la relation, et comment on en arrive là…

Revenons à cette idée de production immatérielle : production du droit, production de la paix sociale, production des risques (production involontaire dont on doit se prémunir, mais production inévitable…), production du lien social…

Continuons (là je me permets un honteux copié collé de chez DJulian ) :

Mais de quoi parler, quand on est anti-productiviste, si ce n’est d’environnement ?

* de non-violence (qui est plus que la non-violence physique, qui passe aussi par une hygiène de comportement qu’on appelle parfois écologie mentale) * de coopération contre les logiques de compétition * de démocratie * de capitalisme cognitif, pour l’analyser correctement, notamment dans la manière dont la production se déplace du matériel à l’immatériel, et des nouvelles inégalités que cela engendre. * de qualité plutôt que de quantité * de biens communs * de redéfinition de la richesse * de logique de projet plutôt que de conservatisme institutionnel * d’immigration, sujet écologique majeur mais non environnemental * de l’emploi dans une perspective écologique : comme on le dit chez nous, passer d’une société de plein emploi à une société de pleine activité en dissociant revenu et travail

D’autres reflexions peuvent et doivent se poser : Comment produire, pour qui, pour quoi ? Comment intégrer les gens peu productifs ? Que faire des gains de productivité : réclamer plus de production ou moins de travail ? (…)

Comment vous pouvez le voir nous sommes aller très loin dans ce début de réflexion tentant d’aller plus simple que le « protégeons l’environnement »
J’espère que je n’ai perdu personne en route
Car ce débat est nécessaire, et va certainement durer, d’ailleurs je compte bien le poursuivre, le provoquer (…), et j’attends vos commentaires et vos questions (tiens une que vous pourriez poser : et le mariage homo dans tout ça alors ? … et vous pourriez même y répondre ou essayer de vous faire une reflexion…)

Car si la question écolo est complexe on se doit certainement de trouver une manière de la « simplifier » tout en étant « exigeant », cohérent, « idéaliste » sans simplifier les choses à l’extreme environnementalisme…
Peut on alors dire que l’écologie c’est réfléchir aux actions / réactions et interractions des êtres entre eux et sur/dans/avec leurs environnements naturels et arficiels. Et ainsi faire en sorte que l’humain, qui a une « conscience » de ça, garde sa « place » dans un soucis de durabilité, de développement durable, de vision à long terme (voir même de survie…)
On pourrait même presque dire que c’est être humain, aller « contre » certaines « lois » de la nature (prédations…) tout en les prenant en compte pour que tout le monde (êtres vivants…) peut coexister sur le long terme (certaines choses que nous détruisons pouvant nous être utiles un jour… sans compter les coûts à long terme et différents sujets) : c’est certainement pour ça que nous sommes par exemple pacifiste 😉
Et si finalement être écologiste c’était être logique et avoir une vision du durable à long terme… (c’est certainement pour ça qu’une vision mondiale est nécessaire et pas une vision de (auto)protection referméee sur soit même : penser global agir local, penser local agir global… Car agir seulement chez soit cela peut poser problème si à côté c’est la merde : ça peut amener aussi une reflexion sur l’immigration donc…

5 réponses sur “L’écologie tout simplement”

  1. Et si de notre vision du monde dépendait notre action sur celui ci? je pense que l’écologie est une nouvelle façon de voir le monde (limité, déséquilibré) conforté par les recherches scientifiques. L’écologie serait, selon cette idée, une sorte de "recherche de l’équilibre permanent" entre nos actions et leurs impacts.

  2. au fait la redirection vers ton site marche pas je crois… Sinon pas mal en effet et je suis assez d’accord recherche de l’équilibre permanent (meme si il faut certainement y ajouter la notion de vision à long terme)

  3. J’ai pris le temps de tout lire jusqu’au bout! Et tu as bien raison! Le post de Djulian aussi est très pertinent. Parfois je me dis que nous avions plus de bon sens avant. En ville, loin de la nature, on ne perçoit pas le mal qu’on lui fait, on ignore… volontairement ou pas d’ailleurs. Dans les campagnes, autrefois ou encore maintenant même, on garde quasiment tout, on recycle naturellement (les épluchures pour le fumier, le papier d’un côté, le verre pour les bocaux ou pour le vin, etc). Avec la périurbanisation, l’étalement des villes, tout cela tend à disparaître… Les urbains dans la nature, ça fait mal aussi… Je pense parfois que c’est juste du bon sens qu’il faut, du recul face aux incitations à la consommation… Ce qui n’est pas toujours évident d’ailleurs!

  4. Avons nous vraiment besoin de la Science pour être écologiste?
    Je suis assez d’accord avec ce que les Verts appellent "Ecologie mentale"…
    Il s’agit d’une attitude générale, des relations avec l’extérieur de soi, avec ce qui est autre, différent.
    Ce sont des valeurs en rupture avec le judéo-christianisme qui lui est marqué par l’idée de la Génèse, selon laquelle la Terre et ce qu’elle porte est destinée à être soumise et dominée par les hommes qui se réclament de la Bible…

    Autrement dit : faut-il vraiment être informé par la Science pour se rendre compte de ce que l’on détruit et méprise?
    Quand dans quelques semaines, nous allons voir nos poubelles déborder, aura-t-on besoin d’un scientifique pour RESSENTIR le saccage et le gaspillage?
    Ugatza

  5. Ugatza : tu te trompe quand tu parle ainsi de la Génése … c’est certe une intérprétation qu’ont pus avoir certain juif et chrétien, mais ce n’est pas la seule intéprétation. Li’dée fondamentale de la Génése, c’est que l’homme a été créé pour lui même.

    Et parceque l’homme a été créé pour lui même, il n’a pas à se soumettre à l’économie et au productivisme.

    D’ailleur à ce sujet, on vois que, avant la "chute", l’homme n’a que le nécéssaire, et pas le superflux, il est heureux quand même.

    De même, dans l’Etat inital, homme et femme sont égaux …

    Bon, ceci dit cela reste un texte …

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