International Europe Ecologie : EN FINIR AVEC LES PARADIS FISCAUX ET LES ENFERS SOCIAUX

1er proposition du Pilier International des propositions de Europe Ecologie : EN FINIR AVEC LES PARADIS FISCAUX ET LES ENFERS SOCIAUX

► téléchargez le tract “10 bonnes raisons de voter Europe Ecologie”

► téléchargez le Contrat Ecologiste pour l’Europe

IL Y AURAIT UNE CINQUANTAINE DE PARADIS–EN FAIT DES ENFERS–FISCAUX dans le monde, dans lesquels plus de 4000 banques, deux tiers des 2000 fonds spéculatifs et environ deux millions de sociétés écrans géreraient plus de 10000 milliards de dollars d’actifs financiers. De nombreux pays européens veulent réviser la directive européenne sur les revenus de l’épargne, qui permet à certains pays de l’Union européenne, comme le Luxembourg, de garder leur secret bancaire, pour peu qu’ils partagent l’information avec les autorités des autres pays en cas de fraude fiscale. Parmi les mesures à prendre, il faut agir avec détermination pour empêcher la fraude et l’évasion fiscales :

-en fermant effectivement les paradis fiscaux à l’intérieur de l’Union européenne;

-en organisant la levée généralisée du secret bancaire;

-en imposant la transparence et la taxation à la source de tous les flux financiers à destination des paradis fiscaux externes à l’Union européenne;

-en proposant dans le cadre des Nations Unies une convention internationale de lutte contre les paradis fiscaux, les centres offshore qui blanchissent l’argent du terrorisme, de la drogue et des mafias;

-en favorisant l’adoption de normes comptables obligeant les entreprises multinationales à rendre compte de leurs activités pays par pays;

-en apportant un soutien à l’Initiative de Transparence des Industries Extractives;

-en créant un régulateur des marchés et services financiers. Cette nouvelle structure européenne de contrôle et de régulation sera à même de discuter avec les grands régulateurs de la planète; elle interdira aux institutions financières de travailler avec les paradis fiscaux et elle proposera un paquet législatif «finances propres»;

-en contrôlant les sociétés-mères des firmes transnationales et leurs filiales.

L’EUROPE ÉTANT LE PREMIER MARCHÉ MONDIAL, elle est en position d’imposer aux multinationales le respect des conventions de base de l’Organisation internationale du travail et les conventions internationales de protection de l’environnement. Nous proposons que l’Europe adapte le droit des sociétés aux réalités de la mondialisation libérale en obligeant, comme le propose l’ONG Sherpa, les sociétés-mères à informer, prévenir et réparer les impacts sociétaux et environnementaux de leurs filiales. Aujourd’hui une société-mère peut toucher les profits de ses filiales sans être comptable des conséquences de leurs activités. Aucun texte ne régissant les groupes de sociétés dans leur globalité, les entreprises mettent en concurrence les législations plutôt que d’adopter des mesures préventives efficaces. Il est donc impératif d’instituer de nouvelles règles de responsabilisation. Il s’agira de permettre aux victimes de violations de l’environnement et des droits humains, où qu’elles se trouvent, de demander des comptes à la société-mère qui prend les décisions stratégiques, de faire peser la charge de la preuve sur les sociétés-mères, de leur imposer la prévention des impacts sociaux et environnementaux provoqués par l’activité de leurs fournisseurs et sous-traitants, d’exiger des sociétés-mères qu’elles rendent public l’impact social et environnemental du groupe comme elles y sont tenues.

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