Clemenceau est de retour

Comme je l’avais annoncé ici :
http://www.liguedegauche.org/forum/viewtopic.php?t=1220
nous assistons à un véritable scandale où les rebondissements seront nombreux…

Clemenceau s’en retournerait dans sa tombe

Le ministère français de la Défense a perdu la trace de 30 tonnes de déchets amiantés sur les 115 tonnes officiellement retirées du Clemenceau, dont le démantèlement dans un chantier naval du Gujarat est suspendu à une décision de la Cour suprême indienne attendue lundi.

mais plus grave
http://fr.news.yahoo.com/12022006/5/clemenceau

Dans un communiqué, l’association affirme qu’elle « a été destinataire il y a quelques semaines d’informations orales selon lesquelles de l’amiante retiré des structures de l’ex porte-avions Clémenceau aurait été emballé et dissimulé par des entreprises chargées du chantier et/ou par la marine nationale dans une soute carburant aviation du navire ».

30 tonnes d’amiante, disparation, … c’est amusant moi je trouve. Nous devrions faire la même chose pour nos autres déchets

Mais le plus étonnant et que la grande majorité des gens apparemment est choqué par ce désamiantage fait dans un autre pays. Une conscience écolo se réveille t’il ?

Si un scandale s’ajoute à celà : les 30 tonnes qui finalement se retrouvent là où ils ne devraient pas, cela promet…

Le président Jacques Chirac a ordonné mercredi le rapatriement du Clemenceau, quelques minutes après un arrêt du Conseil d’Etat enjoignant l’Etat français de stopper le transfert de l’ex porte-avions vers l’Inde, où il devait être désamianté et démantelé.

Cette amiante nous crée décidement des problèmes et la facture risque d’être salé pour nous. Mais on voit bien que ce problème Clémenceau va plus loin :
– retraitement des déchets à l’étranger : il y a des filières mafieuses qui font commerce des déchets que les pays riches cherchent à se débarasser…
– que faire des déchets ? Et pourquoi ne pas éviter d’en produire tout simplement ? : on voit bien que la fin de vie d’un produit quelconque peut avoir d’énormes coûts. Et l’exemple des emballages plastiques de plus en plus nombreuses commencent à m’agacer… qui paye la facture de ce traitement des déchets ??? Nous !

Sinon il y a quand même tout un lot pêle mêle qui m’hérisse le poil : on préfère payer pour que cela soit d’autres personnes qui désamiante ce déchet flottant dans des conditions sanitaires et de sécurité déplorables !
On fait faire un aller retour à ce pauvre Clemenceau alors qu’on aurait pu réfléchir avant
On ment sur la quantité réel de déchets : amiante bien entendu mais aussi d’autres déchets…
Et pour rigoler un coup on trouve le moyen de perdre 30 tonnes d’amiante, que l’on retrouvera certainement caché quelquepart. Peut être pour des trafiquants ? On passe de l’amiante sous le manteau ?

3 réponses sur “Clemenceau est de retour”

  1. je commente mon propre billet apres lecture de : http://franck93700.blog.lemonde.fr/franck93700/2006/02/clmenceau_retou.html extraits : Pendant de longues semaines, seuls Les Verts, avec les ONG concernées, ont hurlé contre ce scandale. Dans le vide parfois, tant il est vrai que la presse est friande des derniers échos sur nos bagarres internes (voir l’article dans Le Monde de ce soir que je me garderais de qualifier (1)) mais passe sous le plus complet silence nos vrais combats.

  2. http://fr.news.yahoo.com/01032006/5/clemenceau-recycler-le-metal-de-ces-navires-c-est-la.html 🙂 Evoquant le « nombre croissant de navires en fin de vie » après le fiasco du Clemenceau, Jacques Chirac a affirmé que « les couler ou les laisser rouiller dans des cimetières marins ne saurait être une solution ». « Il faut construire des filières de démantèlement et une coopération à l’échelle mondiale », a-t-il estimé. « Et il est essentiel pour cela d’avoir des règles internationales et qu’elles soient clarifiées ». « Une mission interministérielle va être lancée ». Elle « contribuera par ses propositions au groupe de travail international mis en place sur le statut des navires », a-t-il expliqué. « Pour intégrer davantage encore les préoccupations d’environnement dans nos comportements, une évolution profonde de notre fiscalité est absolument nécessaire », a par ailleurs plaidé le président français. « Il faut aller encore plus loin, pour supprimer les effets pervers éventuels et renforcer les incitations ». Un groupe d’experts, présidé par Jean-Pierre Landau, y travaille. Ses propositions « devront trouver une traduction dès le budget 2007 », a souhaité Jacques Chirac. AP

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